

De pierre (schiste noir) et de bois (frêne),
à l’image de la Chartreuse si chère à
Voreppe – et à l’image aussi de l’Arrosoir,
qui accueille le festival –, élancé, puisque le
chant élève l’âme, il est surmonté de trois
personnages parmi lesquels, sans le secours d'une
imagination débordante, il est facile de
reconnaître une silhouette féminine, une
autre masculine, évoquant respectivement
les chorales de femmes et les chorales
d’hommes, la troisième symbolisant les chœurs
mixtes. Le bonheur que procure le chant se lit dans leurs bras levés au ciel.
Trois, c’est aussi le nombre de jours que dure le
festival, chacun ici représenté par une essence
différente, frêne, noyer, buis.
Pourquoi ces trois essences-là ? A chacun son interprétation. Pour ma part j’ai choisi de puiser dans la symbolique ancestrale. Là, à chacune, sont attribuées des vertus particulières que j’aime à croire présentes dans Voreppe aux choeurs. Au noyer, dont est fait le personnage féminin, l’élégance et la richesse intérieure ; au buis, qui prête sa solidité au personnage masculin, la sagesse, la protection contre les énergies négatives ; au frêne, utilisé pour le reste, colonne et troisième silhouette, la force et la résilience.
Conception Hervé Marotte
Réalisation Gaetan Christinaz
